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QUEBEC CITY (Fr.): Deux femmes qui portaient le voile et qui s’exprimaient en français auteurs de l’alerte à la bombe

Les auteurs de l’alerte à la bombe résidaient à l’hôtel Best Western du Centre-ville

Nicolas Saillant

NICOLAS SAILLANT @

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Les patientes de l’urgence de l’Hôtel-Dieu qui ont prétendu être en possession d’une bombe se trouvaient au restaurant du Best Western sur de la Couronne lorsqu’elles ont demandé une ambulance dimanche soir.

Selon ce que le Journal a appris, les deux femmes qui ont été arrêtées tôt ce matin après avoir tenu les policiers et le personnel de l’Hôtel-Dieu en alerte toute la nuit, étaient au Bistro le 330 lorsqu’elles ont demandé une ambulance. Les femmes qui portaient le voile et qui s’exprimaient en français étaient clientes du Best Western centre-ville.

Selon l’employé du Bistro 330 qui a servi les deux femmes vers 21 h dimanche, l’une d’elles semblait confuse lorsqu’elle s’est assise à une table de la salle à manger. «Il y en a une qui ne parlait pas, elle avait des lunettes soleil, elle ne parlait pas, elle ne me regardait pas, rien», raconte le jeune homme qui a préféré ne pas être identifié.

Le serveur qui a présenté les dames de 41 et 45 ans comme étant «des sœurs» ajoute que celles-ci étaient indécises. «Sa sœur a dit, je vais prendre un café, finalement elle n’en voulait pas, puis elle l’a pris. Ensuite elles étaient supposées commander. Au moment de prendre la commande, elle a dit appelle une ambulance», raconte celui qui a composé le 9-1-1.

«Elles avaient l’air bien correctes», ajoute le serveur qui indique que l’ambulance s’est présenté environ 15 minutes plus tard. Des touristes de la Suisse, clients du Best Western ont aussi indiqué au Journal avoir été «intrigué» par l’ambulance ainsi que la présence de deux voitures de police au coin de la Couronne et de la rue du Roi hier soir.

«On était au pub en face et on a vu une ambulance et deux voitures de police vers 21 h 30. C’était curieux», indique la dame sans en savoir davantage.

Selon le superviseur ambulancier Jean-François Roy, «Il n’y avait absolument rien qui pouvait laisser présager ce qui allait suivre» lorsque les dames ont été prises en charge par les paramédics hier soir.

Hospitalisées

Vers 4 h 50 ce matin, les policiers de Québec ont procédé à l’arrestation des deux dames qui s’étaient retranchées dans une toilette de l’urgence. Selon les premières informations, du poivre de Cayenne aurait été utilisé pour faciliter l’arrestation des deux femmes et elles-ci n’ont pas été blessées.

Les prévenues ont ensuite été transportées vers un autre hôpital pour une évaluation psychologique. Une équipe de nettoyage de l’entreprise Qualinet a ensuite précédé à la ventilation de l’urgence pour éviter que le poivre de Cayenne n’incommode les patients et le personnel.

Depuis, l’urgence a été rouverte graduellement alors que les autres départements de l’hôpital fonctionnent normalement depuis ce matin.

État de crise

La policière a mentionné que les deux femmes étaient en crise. Il était impossible de connaître leur lien, de même que leurs motivations. Mme Viel n’a pas pu confirmer non plus si elles avaient bel et bien en leur possession un engin explosif.

Les étages situés au-dessus des urgences n’ont pas été vidés pendant le siège, a expliqué la porte-parole du CHU de Québec, Geneviève Dupuis. Selon elle, les manœuvres se sont déroulées sans anicroche.
«Comme la majorité des patients dormaient déjà, ça a eu peu d’impact pour eux. »

Une ligne téléphonique pour les patients de l’Hôtel-Dieu a été mise en place. Il est possible d’obtenir des informations au 418-525-4444, poste 2.

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